Mariage à Rimogne le 10 mai 2025 : du vin d'honneur animé par des artistes de rue jusqu'au spectacle de feu qui a embrasé la nuit, une soirée hors du temps.

Ce n’est pas un mariage qu’on oublie facilement. Pas à cause du lieu, ni des robes, ni des discours, mais à cause de ce que Régine et Guillaume ont choisi de mettre dedans : de la vie, du mouvement, des gens qui jouent, qui s’étonnent, qui regardent le feu dans la nuit. Une fête qui ressemblait à quelque chose d’autre, quelque chose d’un peu hors du temps.

Rimogne, le 10 mai 2025. J’arrive pour le vin d’honneur.

Le vin d’honneur, déjà habité

Avant même d’entrer dans la salle, il se passe quelque chose dehors. Des artistes circulent parmi les invités en costume steampunk : chapeau haut-de-forme, lunettes de pilote, veste brodée. L’un d’eux tire des cartes de sa manche et les fait apparaître entre les doigts d’un enfant médusé.

Magicien steampunk en chapeau haut-de-forme faisant apparaître des cartes devant un invité et une enfant

Un peu plus loin, des installations en bois brut : plateaux tournants, structures percées de rondelles, blocs à empiler. Les enfants s’y précipitent. Les adultes aussi, mine de rien.

Mains d'invités jouant avec des blocs en bois sur une plateforme d'une installation d'art de rue

Ce choix-là dit quelque chose sur Régine et Guillaume : ils n’ont pas voulu un mariage où l’on attend. Ils ont voulu qu’on soit là, vraiment là, dès la première heure.

Puis les deux artistes réapparaissent dans le jardin, les éventails déployés, grands voiles rouges et oranges qu’ils font tournoyer dans l’air de début de soirée. Les convives s’arrêtent, les enfants lèvent les yeux.

Les deux artistes steampunk faisant tournoyer leurs grands éventails rouges et oranges dans le jardin

La lumière du soir

Vers dix-neuf heures, la lumière change. Le ciel se dore, les ombres s’allongent dans l’herbe. Les invités se dispersent dans le jardin par petits groupes : deux amis assis dans les marguerites qui rient de quelque chose que je n’entends pas, les mariés qui s’accordent un moment à deux, à l’écart.

Il y a une image que je garde de ce moment-là. Au premier plan, deux hommes se congratulent, se prennent par les épaules, se font la bise avec une franchise qui n’appartient qu’aux vieilles amitiés. En fond, flou mais reconnaissable, Régine et Guillaume s’enlacent dans la lumière dorée. Deux scènes parallèles, le même bonheur, juste à des intensités différentes.

Deux invités qui s'embrassent au premier plan, les mariés enlacés dans la lumière dorée du soir en arrière-plan

À table

La salle était décorée avec soin : guirlandes lumineuses aux fenêtres, et sur un mur, un grand cadre de mots croisés en bois : aventure, bonheur, complicité, famille. Le genre de détail qui ne trompe pas sur les gens qui le choisissent.

Guillaume a pris la parole. Il avait les mains qui bougent quand il parle. Sa voix était posée, il regardait Régine. Dans la salle, quelqu’un filmait sur son téléphone, bras levé, l’écran dans le cadre.

Puis le baiser. Régine a attrapé le visage de Guillaume à deux mains, et ils se sont retrouvés là, au milieu de la salle, indifférents au reste. Derrière eux, les mots : amour, confiance, rêve.

Régine et Guillaume sur le point de s'embrasser, le tableau de mots croisés en bois visible en arrière-plan

Quand la nuit est tombée

C’est là que le mariage a basculé dans quelque chose d’autre.

Les artistes sont revenus, différemment. Dehors, dans l’obscurité du jardin, des torches s’allument. Un cercle se forme. Les enfants se mettent sur la pointe des pieds. Les adultes cessent leurs conversations.

Une danseuse fait tournoyer des voiles rouges et oranges tandis que des gerbes d’étincelles jaillissent dans son dos. L’autre, en blanc, fait tourner des chandelles qui laissent des traînées dans la longue exposition. La fumée traîne au ras de l’herbe.

Danseuse de feu faisant tournoyer ses voiles rouges et oranges, gerbes d'étincelles dans l'obscurité derrière elle

Artiste en blanc faisant tourner des chandelles incandescentes, arc de lumière et étincelles tout autour de lui

Il y avait quelque chose d’archaïque là-dedans, de primitif au bon sens du terme : des flammes, la nuit, les gens rassemblés en cercle. Ça ne ressemblait à rien d’autre qu’à cette soirée-là.

À un moment, j’ai changé de position pour avoir les invités à contre-jour. Ce que j’ai vu dans le viseur valait le déplacement.

Silhouettes des invités rassemblés de dos face à une gerbe de feu d'artifice et d'étincelles bleues dans la nuit

La première danse

Après le feu, le calme. Ils sont rentrés dans la salle, et c’était l’heure de la première danse. Régine riait, Guillaume la tenait. Pas de chorégraphie répétée des semaines à l’avance, pas de mise en scène. Juste deux personnes qui dansaient parce que c’était ce soir-là, et qu’ils en avaient envie.

Régine et Guillaume dansant ensemble, se regardant en souriant dans la lumière chaude de la salle


L’album complet de cette soirée est disponible dans le portfolio Régine & Guillaume. Si vous préparez un mariage dans les Ardennes ou le Grand Est et cherchez un photographe pour vous accompagner du vin d’honneur jusqu’à la fin de soirée, contactez-moi directement.